la culpabilité dans le deuil animalier

la culpabilité dans le deuil animalier

24 septembre 2018 0 Par Brigitte Berube

La culpabilité dans le deuil animalier il faut s’y attendre pour plusieurs raisons.

Il n’y a pas de relation parfaite. Malgré tout l’amour que vous ressentiez, il y aura toujours eu des moments ou vous étiez moins patient ou moins attentif.

Elle apparaît parce qu’il est trop tard pour revenir sur un vécu qu’on regrette.

Il y a 2 types de culpabilité

Injustifiée : elle est normale dans le processus de deuil et est souvent pas en lien avec ce qui s’est passé. Elle apparaît quand il y a des attentes irréalistes de croire qu’on aurait dû : j’aurais dû donner plus de temps, être plus attentif à son début de maladie, lui donner un meilleur traitement, avoir jouer plus souvent avec.

On se remémore les derniers moments, se répétant en boucle. Essayer de réinventer la fin. Comment est-ce que je ferais ça différemment cette fin pour ne pas ressentir cette culpabilité.

Mettre des mots sur ce que l’ont vit permet de changer les exigences irréalistes. Ça permet de réaliser la réalité des événements.

Justifiée : Avoir causé un tort à son animal. Par exemple : ne pas avoir mis de clôture et l’animal s’est fait frapper. Ne pas aller voir le vétérinaire en sachant qu’il est malade. Ne pas avoir accompagner adéquatement son animal mourant. Avoir accès à la piscine, il est mort noyé.

Face à cette culpabilité, on ne pourra pas changer le passé, mais on pourra changer nos sentiments face au passé.

Il est primordiale d’exprimer cette culpabilité, car les sentiments qui ne s’expriment pas vont s’encrer dans votre corps. Je le dis souvent : la culpabilité est un poison.

Face à un manque de sens dans la mort de votre animal, vous avez tendance à tourner en colère vers vous-même et ça donne de la culpabilité.

Parfois, certains propriétaires vont ressentir cette culpabilité face à un sentiment de soulagement quand la fin signifie ne plus souffrir. Et plusieurs, n’osent pas l’exprimer ce soulagement.

Je suis supposé être en deuil, disent-ils, les endeuillés, si je ressens du soulagement ce n’est pas normale.

Normale? Selon le mythe de comment vivre un deuil.

Et pour éviter de toucher à cette culpabilité face au soulagement une défensive rationnel et répéter  : c’est pour le mieux, il ne souffre plus maintenant. Mais en arrière plan, cette culpabilité vous guette. Elle est plus forte que votre rationnel. Elle devient un écho impossible à ignorer.

L’être humain ne conçoit pas la mort, sauf lorsque ça lui arrive.
Ah, ok, je suis mortel et ce que j’aime aussi.

Votre problème c’est que vous pensez que vous avez le temps. Mais la mort est imprévisible.

Vous sentez-vous coupable? Allez parlez-en!

Le prochain article est sur comment sortir de la culpabilité. Ce n’est pas simple comme bonjour, mais il y a de l’espoir et rappelez-vous que l’espoir n’ait avec l’action.

Brigitte Bérubé
thérapeute humaniste
spécialiste du deuil